{Poème} Sur le fil

Poème - Sur le fil

« On dit souvent que la vie ne tient que sur un fil,
Mais de quoi s’agit-il ? Qui est t’il ?
Pourquoi pouvons-nous basculer à tout moment,
Et devenir mort alors que nous étions vivant ?… »

Il est l’heure de partir en vacances, et de monter en voiture,
Ce voyage semble être une chance, mais rien n’est moins sûr ;
Un volant qui dérape, un excès de vitesse,
Un homme ou une femme en état d’ivresse…

Des maux de tête permanents, qu’on croit banals comme souvent,
Puis viennent ensuite des douleurs bénignes puis des vomissements ;
La maladie a frappé à la porte d’un enfant,
Qui n’a pas été soigné pour guérir à temps…

La nuit est tombée tard en cette journée de juin, c’est la fin d’un printemps sur le bord d’un chemin,
Dans un coin de rue où le sort volera le destin, d’une existence qui pensait déjà au lendemain ;
Un couteau sous la gorge, du sang qui s’écoule,
Un terroriste vous a choisi parmi la foule…

Certains profitent à leur façon, jouent avec leur santé sans y prêter attention,
Ils abusent de l’alcool à foison, fument pour s’évader plus que de raison ;
Un verre de plus, une cigarette de trop,
La drogue a tué la vie encore trop tôt…

Un bout de peau qui dépasse d’un débardeur, qui attire les pervers et les mauvais voyeurs,
Qui suffit à faire fantasmer les dragueurs, et poussent au crime les malfrats et les violeurs ;
Elle voulait juste être belle, se sentir pousser des ailes,
Elle s’est bel et bien envolée, dans un sommeil éternel…

Le sourire resplendit et le malheur est absent, comme si la naïveté nous maintenait vivant,
Mais on oubli néanmoins de vivre chaque instant, avec ceux qui nous quittent précipitamment ;
Et ce proche a disparu, sans nous dire un au revoir,
Le temps semble s’arrêter, la vie est devenue noire…

La fin de la journée se fait ressentir, il est sans doute le temps d’aller dormir,
Un repos qui promet un meilleur avenir, un sommeil pour mourir sans souffrir ;
Se coucher en ne pouvant pas savoir,
Qu’on meurt en s’endormant un soir…

Le vent commence à souffler un peu fort, trop pour pouvoir remettre un pied dehors,
La pluie vient se rajouter à cet effrayant décor, et condamne le monde à subir les torts ;
Il ne fallait pas jouer avec dame nature,
La maison n’est plus qu’un tas d’ordures…

Un petit oubli ou une simple maladresse, de l’eau sur le feu, une tache de graisse,
Le manche d’un couteau qui dérape et qui blesse, une chute qui nous fait tomber à la renverse ;
L’erreur est humaine, parfois irréversible,
Mais l’être humain n’est pas infaillible… 

Le quotidien est rempli de choses anodines, d’habitudes qui sont passées de l’envie à la routine,
La liste est longue pour ce qui est des aléas, d’une vie qui ne tient que sur un fil de soie,
Ce qui rend chaque jour comme une chance, une épreuve quand il s’agit de souffrance,
Mais qui ne reste jamais à l’abri de la mort, même si l’on marche sur un fil en or…

– 01/07/2007 –

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