{Chronique} De beaux moments

Scénario : Jim.  Dessins : Jim.  Couleurs : Delphine. 
Dates de sortie :
 28 octobre 2015.
Editeur : Bamboo Edition (Collection Grand Angle)
Nombre de pages : 134.
Prix : 18,90 €

Résumé de l’éditeur

C’est à l’instant où ils nous filent entre les doigts qu’on réalise que c’était de beaux moments… Des histoires courtes. Des regards tendres et justes sur l’essence de nos vies. Des histoires de temps qui passe, d’amour, d’amitié, de corps ou de souvenirs que l’on farde pour s’arranger un peu avec la réalité. Des histoires simples qui n’ont d’autre point commun que leur profonde humanité et leur capacité à nous faire prendre conscience des beaux moments…

Mon avis

Etant particulièrement admiratif du travail de Jim à travers les thématiques qu’il choisit et de la façon dont il nous raconte les histoires, je ne pouvais que poursuivre mes chroniques sur ses oeuvres en m’attardant cette fois-ci sur cet excellent recueil d’histoires courtes. De beaux moments est composé de douze histoires où, très vite, on reconnaitra la patte graphique de l’auteur mais aussi ses tics : les femmes sont belles, l’infidélité n’est jamais loin et il y a très souvent un cendrier ou de l’alcool au milieu de tous ces gens. Cela contribue d’une certaine manière à mettre en lumière toutes les imperfections de la réalité, pour accompagner des histoires qui le sont aussi d’une certaine façon, pour parler à nous autres humains imparfaits. Jim a ce don de dessiner cette réalité qui touche en plein coeur, qui nous interroge et nous fait prendre conscience de ce qui nous entoure, de nos faiblesses, de nos écarts de conduite, du temps qui passe mais aussi et surtout, de l’importance des bons moments. Car c’est sur ce point que l’auteur s’est focalisé, avec plus ou moins de pertinence selon notre propre définition du beau moment. Certaines histoires m’ont donc logiquement moins marquées quand d’autres, au contraire, m’ont totalement conquis. J’ai notamment été très sensible à la nostalgie d’un couple qui vieillit et qui continue de se préoccupé du désir de l’autre. J’ai aimé retrouvé Marie d’Une nuit à Rome (sa muse !) à travers une histoire rudement bien écrite. J’ai beaucoup ri sur l’histoire de Krazinski et ses vannes mémorables. J’ai particulièrement été sensible au sujet des photographies que l’on entasse dans nos téléphones ou de celles que l’on partage… Bref, s’il y a une ou deux histoires qui m’ont laissé un peu de marbre, c’est tout simplement parce qu’elles s’adressaient davantage au vécu d’autres personnes, me laissant ainsi reprendre ma place de lecteur plutôt que d’acteur. Pour finir, je tiens vraiment à souligner la qualité d’écriture et l’intelligence avec laquelle sont racontés ces tranches de vie. Un recueil que je conseille donc vivement, pour sa richesse, ses imperfections (nous rappelant les nôtres), sa beauté graphique incroyable et sa pertinence. Et puis surtout, parce qu’il vous fera passer un bon moment. 

 

130 pages sur l’importance de nos vies.

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