Billet d’humeur n°5 – 14/05/2021

Cela fait déjà plus de deux semaines que je n’ai pas écrit de billet d’humeur. Un silence qui pouvait être mauvais signe mais en fait, pas totalement. Il s’est passé quelques petites choses dans ma vie, rien de transcendant mais j’ai envie tout de même de me réjouir de ces petites choses, de ces petits changements. 

Déjà grande nouvelle : j’ai enfin trouvé un nouveau médecin traitant ! Qui plus est une personne tout à fait à l’écoute et qui pourrais m’aider à entreprendre les bonnes démarches pour mettre des mots sur mon état. Un état toujours très compliqué où la fatigue est omniprésente et où ma concentration est mise à rude épreuve avec des acouphènes de plus en plus envahissants – pour ne pas changer. Ce handicap me paralyse encore totalement pour ce qui est de me relancer dans mes études de sophrologie, mais à côté de ça, de nouvelles « habitudes » se sont peu à peu mises en place ces derniers jours. 

Déjà, je fais moins appel à mon échappatoire favori : les jeux vidéos. Mon temps de jeu quotidien s’est vu divisé par trois ou quatre, ce qui n’est pas rien. A la place ? De la lecture, beaucoup de lecture pour mon projet « Volutes féminines » qui prend de l’épaisseur à mesure que le temps avance. Je fais une synthèse de tous les ouvrages lus, et ils sont nombreux – la bibliographie commence à être assez impressionnante. Il me reste à ce jour deux (gros) ouvrages à potasser sur mon bureau mais j’en ai commandé sept autres (!) Sur internet, d’occasion heureusement car ces ouvrages iront directement dans des boites à lire juste après. 

En quoi consiste mes synthèses de lecture ? En fait, je tente de relever des propos qui titillent mon sens critique. Je m’efforce de trouver à la fois des informations pertinentes, du vocabulaire utile et des extraits pouvant mener au débat. Les méthodes pour arrêter de fumer sont à ce titre très intéressants car ils incarnent le problème et les limitations du « développement personnel ». Culpabilisation, méthodes douteuses et surtout, une approche globale qui écarte les nombreuses disparités et individualités de chacun. Bref, j’y trouve matière à dire et à débattre, ce qui n’est pas pour me déplaire étant donné que je souhaite donné à ce recueil un dimension plus proche de la thèse – mais sans prétention aucune. 

Au delà des ouvrages papier, il y a aussi la vastitude d’internet et les nombreux articles qu’on peut y trouver. Dans ce cas de figure, c’est très compliqué de s’y retrouver, d’avoir les bonnes sources et je tiens à partager des données pertinentes – et je m’aperçois que les divergences et les conflits d’intérêts viennent complexifier mes recherches. L’idée est de tomber sur des textes et informations « rares », dont la pertinence mériterait d’être relevée. Je me suis rendu compte que nous sommes dans une société de chiffres, basée sur des sondages qui, avec 1000 ou même 10.000 personnes font des généralités et diffusent des chiffres qui n’ont absolument aucune pertinence, aucune précision. Interrogeons 10.000 personnes et, comment pourrions nous oser dire qu’elle nous disent la vérité ? Comment faire de façon intelligible la différence entre chaque personne qui fume ? Comment oser prétendre ses intentions, ses motivations, sa capacité (ou son incapacité) à se défaire d’un vice ? Voire même doit-on vraiment décrire le tabagisme comme un vice auprès d’un individu qui le perçoit autrement ? Et donc imposer sa vision des choses. En fait, tout ce débat est bien plus complexe qu’il n’y parait mais mon but est de le vulgariser à l’extrême avec le plus de bon sens possible. Et d’ouverture d’esprit. 

Si la cigarette est un sujet qui me tient tant à coeur, c’est parce qu’elle est un « symptôme » de notre monde, de notre société. Un indicateur, une caractéristique, une information essentielle chez une personne. Le distinguo entre fumeur / non fumeur n’est pas suffisant, il faut tenter d’individualiser l’acte de fumer qui est donc symptomatique d’un état d’esprit, d’un mode de vie, d’influences ou environnements. La cigarette, aussi méprisée et menacée puisse t-elle être aujourd’hui, reste un indicateur profond de l’humain et de ses dérives, et la représentante la plus en lumière et la plus accessible d’une société biberonnée aux dépendances multiples. D’où ma volonté de parler aussi d’alcool, de dépendances aux réseaux sociaux et peut être d’autres drogues connexes – car si la cigarette tend à disparaître, l’émergence de nouvelles drogues démontre que notre société ne sera pas moins addict dans les années à venir. Et j’ai ce besoin de comprendre les choses, de proposer un nouvel éclairage qui ne soit ni culpabilisant, ni trop complaisant. Et jouer au funambule avec ce sujet « m’amuse » beaucoup car j’y vois aussi l’opportunité d’échanger ces textes, ces points de vues et expériences comme une « solution », non pas pour inciter les gens à arrêter de fumer, mais pour provoquer l’étincelle d’une prise de conscience globale concernant le monde d’aujourd’hui. Défendre ainsi l’esprit libre et critique, défendre la liberté de chacun, y compris celle de se faire du mal en usant de la cigarette – car c’est une des images qu’il faut accepter et comprendre pour « résoudre » le fléau des multiples dépendances destructrices qui règnent dans notre monde. 

Tout ça pour dire que… bah ça avance ! « Doucement mais sûrement » est l’adage qui me correspond le mieux, mais le principal c’est de finir par y arriver. Je ne vais rien lâcher, je vais sûrement souffrir beaucoup à cause de mes acouphènes mais je ne vais pas les laisser dicter ma vie. Je ne veux plus dépendre d’eux.

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