Billet d’humeur n°6 – 24/05/2021

Une nouvelle semaine commence avec un billet d’humeur qui revient au lundi. Le bilan de ces derniers jours est un peu… catastrophique. Mais plutôt que de lister « ce qui ne va pas », je vais faire le point sur le positif – parce qu’il y en a un petit peu quand même. Tout d’abord, je pars en vacances dans 8 jours en Dordogne, dans un gîte réservé par les beaux-parents. Une semaine dans la campagne, loin de l’agitation citadine. Une semaine sur laquelle je vais porter beaucoup d’espoir pour revenir à de bonnes habitudes que je ne parviens pas vraiment à prendre ici. Une semaine où je m’éloignerai des écrans au maximum, y compris mon portable. Une semaine enfin que je consacrerai au repos à travers la méditation et l’auto-hypnose, mais également à l’écriture (sur papier) et à la lecture – j’ai prévu d’embarquer au moins trois livres. Dans le positif, il n’y a pas grand chose de plus à dire… Un positif un peu « piège » car il ne faudrait pas non plus que je reste dans l’attente de ces vacances et que les 8 jours qui précèdent puissent être aussi l’occasion de mettre en place de bonnes habitudes.

Sauf que… Aujourd’hui, mon cousin débarque à la maison. Si j’en suis véritablement très heureux, je ne peux nier que sa présence sera à double tranchant. On va certainement passer de bons moments mais je ne sais pas si je parviendrai à mettre en place ces bonnes habitudes – moins d’écrans, plus de lecture et d’écriture. Il va rester une bonne partie de la semaine, certainement jusqu’à jeudi ou vendredi. Sa présence m’empêchera au moins de déprimer comme ces derniers jours et surtout comme aujourd’hui. Une déprime liée à tas de petites choses que je vais essayer de lister.

Déjà, cette période de l’année est toujours délicate pour moi : fête des mères oblige. J’ai toujours ce pincement au coeur et même si les souvenirs ont tendance à remonter souvent, disons que les émotions sont un peu plus fortes – considérons ça comme une tempête intérieure. A cela s’ajoute le fait que mon anniversaire approche et, alors que mon grand-père est décédé ce jour là (le premier décès d’un proche que j’ai connu, ça remonte à loin), c’est la mort de mon chat Princesse qui a eu lieu le même jour. Et là, je ne peux pas nier que ça me fait vraiment très mal. Mal parce que les circonstances ont été très difficiles, mal parce qu’aujourd’hui j’aimerai « faire mon deuil » en ayant un nouveau chat mais que ma chérie n’est vraiment pas ouverte à cette idée. Cette année, j’aimerai un anniversaire sans aucun cadeau « matériel ». Pas d’objets, pas de jeux, pas de livres… Dans mon esprit, c’est « un chat et rien d’autre » mais je ne peux pas imposer ça à ma chérie. Alors voilà, le message sera clair, je ne veux rien de « matériel ». Alors bon, à défaut, peut être verrai-je pour demander plutôt un abonnement à la piscine, ou une séance de massage, ou en tout cas dans cet esprit là…

En parlant de « massage » et de détente, j’ai eu ma première séance d’auriculothérapie. Une séance qui s’est bien passée mais qui n’a pas – ou peu – changé grand chose. Après la séance, il me fallait je pense du calme mais quand ma chérie à passé l’aspirateur dans l’appartement juste après, ça a déclencher une réaction un peu « excessive ». Je crois que j’étais à fleur de peau, les nerfs à vif, ou je ne sais comment le dire mais après cette séance, je crois que j’en espérait tant de bien que la moindre perturbation sonore m’a exaspéré. Le « salon de coiffure » en dessous chez moi met désormais la musique à fond, et tous les bruits environnants m’ont semblé plus gênant qu’à l’accoutumé. Ce qui tend à confirmer que je commence à avoir de l’hyperacousie, une sensibilité aux sons qui devient véritablement gênante et provoque, je crois, mes migraines à répétition. Un état que peu comprennent, y compris ma chérie qui semble vouloir respecter cela sans forcément y accorder du crédit ou en tout cas comprendre « l’ampleur » de ce que ça représente. Bref, cela entraîne davantage de contrariétés alors que j’en avais déjà bien trop.

A cela s’ajoute ma fatigue qui, ces derniers jours, a été omniprésente. Une vraie larve. Un jour sur deux, j’étais littéralement incapable de faire la moindre activité, sauf celle de m’allonger et de m’endormir alors que mes nuits font déjà huit heures. Des nuits non réparatrices, qui ont été aussi plus agités avec des rêves très « lucides », dont un qui m’a réveillé à 5h du matin et qui m’a profondément « perturbé » – c’était avec mes amies les plus proches, dont ma meilleure amie du passé, Elidia, de l’époque du lycée. A mon réveil nocturne, j’ai absolument tout noté de tout ce dont je me souvenais. Je ne voulais pas perdre une miette de tout ce que je me souvenais – et cette fois là je me suis souvenu de beaucoup de choses, y compris de toutes les incohérences propres aux rêves (changements de lieux soudains, de personnes…).

Mais ce qui m’a certainement le plus fait de mal cette semaine, c’est le « bilan » que je me suis fait de ma vie, lorsque j’ai voulu faire ce week-end une fiche pour organiser les jours à venir. Pour ce faire, j’ai pris un fichier texte intitulé « feuille d’accomplissement » assez récent, accompagné de fichiers plus anciens. Et par ancien j’entend… 2013. Une feuille de résolution datant de cette année là accompagnait une autre qui datait de notre emménagement donc fin 2014. Et d’autres feuilles volantes de « résolutions » ou « initiatives » datant de six mois à deux ans (en gros). Et en regardant tout ça, j’ai eu beaucoup de peine : la plupart des résolutions que je souhaite prendre, des livres que je souhaite lire, des démarches que je souhaite entreprendre sont, pour la plupart, restés des échecs. Cela fait plusieurs années que je souhaite changer les choses et le sentiment de stagner, pire encore de régresser, m’a vraiment beaucoup déprimé. Alors oui, l’important est de regarder devant et pas derrière soi, mais je n’ai pas pu m’empêcher de constater qu’à travers tout ça, je suis un « looser » (et là, mes guillemets n’ont peut-être même pas lieu d’être). Le surplace, le fait de ne pas réussir à changer les choses me rend intérieurement fou de rage. Une sorte de « colère » (là, les guillemets sont adaptés car je ne me met pas en colère) qui devrait me pousser à redoubler d’efforts mais qui m’écrase par le poids des choses, par cette impuissance que je ressens.

Alors voilà, ce billet est assez morose, pour ne pas dire déprimant, et loin de moi l’idée de me plaindre. Faut juste que toute cette rancoeur sorte, que tout mon mal être s’exprime pour, je l’espère, avoir à proposer un autre billet d’humeur plus positif la prochaine fois. Je vais encore une fois me donner du mal pour y arrivé mais j’ai peur de cette fatigue, peur d’être encore en échec, peur de ne pas sortir de cette spirale sans fin alors que mes 37 ans approchent à grands pas. Peut être est-ce un tort de faire le « bilan » de ma vie à ce point, peut être devrais-je garder ça pour moi mais honnêtement, je crois que je garde déjà bien assez de choses, tellement d’ailleurs que peu de gens se doutent de ce que je ressens vraiment au fond de moi. Y compris les personnes les plus proches de moi. J’intériorise, je dissimule, je prend sur moi mais là, ça implose un peu et j’avoue que je désespère totalement.

Je finirai ce billet en disant que je malgré tout, je vais m’accrocher, continuer de m’investir dans la refonte des « Volutes » – au détriment du roman (encore) – dans l’espoir de concrétiser quelque chose qui me tient à coeur et qui, je l’espère, me permettra de donner du sens à ma vie. Et pour ce qui est des changements et autres résolutions, je reviendrai lundi prochain faire le point, juste avant de partir une semaine loin de toute cette agitation…

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s