Billet d’humeur n°8 – 24/07/2021

Plus de quatre semaines se sont écoulées sans venir poser quelques mots ici. La raison est hélas un peu simple : mon incapacité totale à écrire, à avancer dans mes projets d’écriture qui, du coup, continuent de prendre du retard. Cette stagnation m’a encore une fois abattu, déprimé, et énormément frustré. Je me suis réfugié dans l’activité la plus « facile » à faire pour moi : les jeux vidéo. Une échappatoire heureusement réconfortante mais évidemment contre productive pour mes lectures et projets d’écriture.

Parlons d’ailleurs un peu de mes lectures : si je ne suis quasiment pas parvenu à lire ces deux dernières semaines, j’ai tout de même potasser pas mal d’ouvrages sur la cigarette dans le cadre de la rédaction de mon essai. Ce qui a grandement allongé la taille de mon fichier contenant la synthèse de plus d’une quinzaine d’ouvrages. A ce jour, il m’en reste encore 11 à lire, dont certains un peu longs. Ce week-end, je vais tâcher d’en achever au moins deux autres. Au niveau méthodologie, je vais poursuivre toutes ces lectures pour ensuite lire de nombreux liens internet ainsi que des fichiers PDF qui évoquent aussi bien des situations sanitaires à diverses époques que des statistiques – parfois redondantes et donc pas nécessairement pertinentes. Une fois que j’aurai lu un maximum d’informations, je pourrais ensuite procéder à une relecture de ces synthèses afin d’y apposé des mots clés afin de m’y retrouver – le fichier pourrait bien atteindre la centaine de pages ! Parallèlement, je vais essayer de contacter et d’échanger avec quelques personnes fumeuses et non fumeuses afin de recueillir quelques témoignages, points de vue et réflexions. Ce travail pourrait être long et complexe, donc il me faut d’abord préparer un questionnaire « type » afin de le proposé aux personnes intéressées et avoir ainsi un échange plus rapide et plus synthétique – mais pas bâclé.

Niveau lectures encore, j’ai des ouvrages (et même des BDs) à lire sur des sujets adjacents à la cigarette et à la féminité. Entre autres : la beauté, l’esprit critique, le développement personnel, l’évolution des moeurs… Des lectures qu’il me faudra également annoté et synthétisé. Concernant de futurs achats de lectures, je vais enfin pouvoir lever le pied et cesser de remplir ma pile de documentation. Je pense en effet en avoir eu suffisamment – ça représentera pas moins de 25 lectures sur le tabagisme couvrant les années 60 à aujourd’hui. Le travail colossal qui m’attend via les liens internet risque d’être très éprouvant, il me faut donc dégager du temps pour cela et épurer tous les liens mis de côté. Et toutes ces lectures sont autant de temps passé à… ne pas écrire. Il me faut commencer à faire le « squelette » de mon essai. J’ai déjà noter quelques inter-titres et grands axes, il me faut la structure la plus complète possible pour constitué ma liste de mots-clés afin de m’y retrouver dans la centaines de pages qui synthétisera ce vaste sujet.

Niveau écriture, c’était donc le point mort jusqu’à cette fin de semaine où j’ai entrepris de reprendre la lecture de mon roman depuis… le tout début. Le prologue s’est vu légèrement remanié ici ou là, j’ajuste et complète certaines pensées. Ce n’est pas de la réécriture (heureusement) mais j’ai besoin à la fois de me replonger dedans, et de peaufiner mes pensées. En fait, il me faut donner corps et vie à mon héroïne, j’ai besoin qu’elle existe dans mes pensées, que je puisse la visualiser et que son « existence » soit – aussi bizarre que ça puisse paraitre – ma principale motivation. Le personnage de Jill est le pilier de mon histoire, la raison d’être. Elle est un personnage que je souhaite voir vivre et exister pleinement. Elle est l’incarnation d’un tas de valeurs, d’un tas de pensées qui ont besoin d’exister à mes yeux pour me « réconforter » si je puis dire. Un point d’ancrage.

D’un point de vue plus personnel, le moral est un peu au ras des pâquerettes. Le contexte actuel me mine profondément – hier j’ai été recalé de la piscine municipal car je n’avais pas de pass sanitaire – alors qu’il devait être mis en place début août dans les piscines. La vaccination me fait peur, je ne suis pas un anti-vaccin mais je déteste qu’on me force la main. Et d’un point de vue logique, il n’y a aucun recul, juste quelques témoignages de proches qui se sont vaccinés et qui sont soit tombés malades, soit qui ont perdu de leur endurance ou ont gagnés quelques douleurs en faisant de l’exercice physique – dixit les témoignages de mon père et de ma coiffeuse, entre autres. Bref, les lois liberticides et cette culture de la peur me fait perdre foi en l’humain, me fait craindre le pire pour l’avenir. Et pour un pessimiste comme moi cherchant à renouer avec l’optimisme, ce n’est pas simple de sortir la tête de l’eau. Reste donc cette bouée de sauvetage que représentent mes projets d’écriture. Il me faut me plonger corps et âme dedans et faire en sorte que le microcosme que je cherche à créer au travers de mes écrits (et surtout de mon roman) puisse m’apporter du réconfort pour retrouver le sourire.

Que dire sinon ? A part que la liste des choses à faire s’est grandement allongée, ce qui n’est pas bon du tout pour une personne comme moi qui traîne si souvent des pattes, et dont les acouphènes ne cessent de me causer du tort. D’ailleurs, ma dernière démarche – l’auriculothérapie – est un cuisant échec. La seule chose que m’ont apporté ces trois séances, c’est d’accentuer temporairement ma sensibilité aux sons grandissante. En gros, les bruits environnants qui deviennent de plus en plus insupportables pour moi… l’ont été davantage après mes séances. Je vais donc travailler dur durant les jours à venir pour me remettre pleinement à ce qui fonctionnait le mieux – mais qui demande un investissement personnel très délicat : la méditation. Si ça fonctionne et que je parviens à me remettre sur les rails, le prochain billet d’humeur sera… de meilleur humeur.