Billet d’humeur n°8 – 24/07/2021

Plus de quatre semaines se sont écoulées sans venir poser quelques mots ici. La raison est hélas un peu simple : mon incapacité totale à écrire, à avancer dans mes projets d’écriture qui, du coup, continuent de prendre du retard. Cette stagnation m’a encore une fois abattu, déprimé, et énormément frustré. Je me suis réfugié dans l’activité la plus « facile » à faire pour moi : les jeux vidéo. Une échappatoire heureusement réconfortante mais évidemment contre productive pour mes lectures et projets d’écriture.

Parlons d’ailleurs un peu de mes lectures : si je ne suis quasiment pas parvenu à lire ces deux dernières semaines, j’ai tout de même potasser pas mal d’ouvrages sur la cigarette dans le cadre de la rédaction de mon essai. Ce qui a grandement allongé la taille de mon fichier contenant la synthèse de plus d’une quinzaine d’ouvrages. A ce jour, il m’en reste encore 11 à lire, dont certains un peu longs. Ce week-end, je vais tâcher d’en achever au moins deux autres. Au niveau méthodologie, je vais poursuivre toutes ces lectures pour ensuite lire de nombreux liens internet ainsi que des fichiers PDF qui évoquent aussi bien des situations sanitaires à diverses époques que des statistiques – parfois redondantes et donc pas nécessairement pertinentes. Une fois que j’aurai lu un maximum d’informations, je pourrais ensuite procéder à une relecture de ces synthèses afin d’y apposé des mots clés afin de m’y retrouver – le fichier pourrait bien atteindre la centaine de pages ! Parallèlement, je vais essayer de contacter et d’échanger avec quelques personnes fumeuses et non fumeuses afin de recueillir quelques témoignages, points de vue et réflexions. Ce travail pourrait être long et complexe, donc il me faut d’abord préparer un questionnaire « type » afin de le proposé aux personnes intéressées et avoir ainsi un échange plus rapide et plus synthétique – mais pas bâclé.

Niveau lectures encore, j’ai des ouvrages (et même des BDs) à lire sur des sujets adjacents à la cigarette et à la féminité. Entre autres : la beauté, l’esprit critique, le développement personnel, l’évolution des moeurs… Des lectures qu’il me faudra également annoté et synthétisé. Concernant de futurs achats de lectures, je vais enfin pouvoir lever le pied et cesser de remplir ma pile de documentation. Je pense en effet en avoir eu suffisamment – ça représentera pas moins de 25 lectures sur le tabagisme couvrant les années 60 à aujourd’hui. Le travail colossal qui m’attend via les liens internet risque d’être très éprouvant, il me faut donc dégager du temps pour cela et épurer tous les liens mis de côté. Et toutes ces lectures sont autant de temps passé à… ne pas écrire. Il me faut commencer à faire le « squelette » de mon essai. J’ai déjà noter quelques inter-titres et grands axes, il me faut la structure la plus complète possible pour constitué ma liste de mots-clés afin de m’y retrouver dans la centaines de pages qui synthétisera ce vaste sujet.

Niveau écriture, c’était donc le point mort jusqu’à cette fin de semaine où j’ai entrepris de reprendre la lecture de mon roman depuis… le tout début. Le prologue s’est vu légèrement remanié ici ou là, j’ajuste et complète certaines pensées. Ce n’est pas de la réécriture (heureusement) mais j’ai besoin à la fois de me replonger dedans, et de peaufiner mes pensées. En fait, il me faut donner corps et vie à mon héroïne, j’ai besoin qu’elle existe dans mes pensées, que je puisse la visualiser et que son « existence » soit – aussi bizarre que ça puisse paraitre – ma principale motivation. Le personnage de Jill est le pilier de mon histoire, la raison d’être. Elle est un personnage que je souhaite voir vivre et exister pleinement. Elle est l’incarnation d’un tas de valeurs, d’un tas de pensées qui ont besoin d’exister à mes yeux pour me « réconforter » si je puis dire. Un point d’ancrage.

D’un point de vue plus personnel, le moral est un peu au ras des pâquerettes. Le contexte actuel me mine profondément – hier j’ai été recalé de la piscine municipal car je n’avais pas de pass sanitaire – alors qu’il devait être mis en place début août dans les piscines. La vaccination me fait peur, je ne suis pas un anti-vaccin mais je déteste qu’on me force la main. Et d’un point de vue logique, il n’y a aucun recul, juste quelques témoignages de proches qui se sont vaccinés et qui sont soit tombés malades, soit qui ont perdu de leur endurance ou ont gagnés quelques douleurs en faisant de l’exercice physique – dixit les témoignages de mon père et de ma coiffeuse, entre autres. Bref, les lois liberticides et cette culture de la peur me fait perdre foi en l’humain, me fait craindre le pire pour l’avenir. Et pour un pessimiste comme moi cherchant à renouer avec l’optimisme, ce n’est pas simple de sortir la tête de l’eau. Reste donc cette bouée de sauvetage que représentent mes projets d’écriture. Il me faut me plonger corps et âme dedans et faire en sorte que le microcosme que je cherche à créer au travers de mes écrits (et surtout de mon roman) puisse m’apporter du réconfort pour retrouver le sourire.

Que dire sinon ? A part que la liste des choses à faire s’est grandement allongée, ce qui n’est pas bon du tout pour une personne comme moi qui traîne si souvent des pattes, et dont les acouphènes ne cessent de me causer du tort. D’ailleurs, ma dernière démarche – l’auriculothérapie – est un cuisant échec. La seule chose que m’ont apporté ces trois séances, c’est d’accentuer temporairement ma sensibilité aux sons grandissante. En gros, les bruits environnants qui deviennent de plus en plus insupportables pour moi… l’ont été davantage après mes séances. Je vais donc travailler dur durant les jours à venir pour me remettre pleinement à ce qui fonctionnait le mieux – mais qui demande un investissement personnel très délicat : la méditation. Si ça fonctionne et que je parviens à me remettre sur les rails, le prochain billet d’humeur sera… de meilleur humeur.

Billet d’humeur n°7 – 19/06/2021

Depuis mon dernier billet, il s’est passé pas mal de petites choses… Ou pas vraiment. Enfin si. Mais bon, rien de transcendant. Disons que le sentiment de stagnation perdure, que l’avancée de mes écrits est proche du néant, même si ça ne signifie pas que je n’ai pas avancé. En fait, j’ai cumulé les lectures et lu pas mal d’ouvrages pour la rédaction de mes Volutes ainsi que de « l’essai » qui l’accompagnera désormais. Ces lectures représentent pas moins de 8 à 10 ouvrages, allant du sujet pur et dur du tabagisme mais aussi de ce qui peut graviter autour de mon thème. J’ai notamment lu un ouvrage sur le développement personnel très intéressant, ainsi que sur la beauté. Des livres sur lesquels j’ai pu faire beaucoup d’annotations et dont il me reste encore, pour une partie d’entre eux, à faire la synthèse.

Mon fichier de prises de notes s’agrandit, les réflexions se multiplient autant que les points de vue, et tout prend forme (très) progressivement. Je me heurte au problème de la multiplicité de ces lectures, de toutes les informations qu’il me faut assimiler tout en étayant mon propos à travers les Volutes féminines elles-même. Un des textes les plus « ambitieux » s’est vu croître et trouver sa mise en forme, mais il me reste encore la composante de la narration à travailler. Plus le temps passe, plus ce projet prend des proportions énormes, voire dangereuses. Dangereuses car je ne me sens évidemment pas avoir les épaules pour engranger et organiser tant d’informations, et que ma volonté de bien faire se heurte à ce « handicap » des acouphènes. Mais bon, je persévère et je m’efforce de penser qu’il me faut aller au bout de cela.

Qu’en est-il de mon roman « Il était une femme… » dans tout ça ? Eh bien je cumule de la frustration de ne pas réussir encore a m’imposer un rythme, alors que j’y pense quotidiennement. Si je n’écris pas mon roman, je suis malheureux. Si je n’écris pas de Volutes féminines, idem. Or, j’ai beau lire, emmagasiner un tas d’informations très intéressantes – et par extension me cultiver – je reste malheureux de ne pas poser concrètement davantage de mots. Aujourd’hui, au moment où j’écris ces lignes, j’ambitionne d’avancer la réécriture d’une Volute et de remettre un pied dans mon roman. J’ai un peu plus de trois heures devant moi où j’espère pondre quelque chose.

À coté de ça, j’ai repris le boulot à la boulangerie. D’un dépannage de trois jours, la situation va probablement évoluer vers mon retour en CDI dans cette boulangerie, avec un nombre d’heure qui sera réduit de moitié comparé à mon précédent contrat, ce qui m’arrange totalement. Des journées de travail de 3 heures du lundi au vendredi, ce qui ne devrait pas me pénaliser pour poursuivre mes efforts. Mais ce nouveau virage un peu inattendu me met un peu au pied du mur et j’espère réussir à ne pas retomber dans mes anciens travers – dont je ne suis pas totalement sorti de toute manière durant les quasiment 6 mois sans travail. Le bilan de ce début d’année est terriblement mauvais, mais il me faut voir le bon côté des choses. Me reprendre en main. Encore et toujours. Je me bat contre mes démons, contre ce sifflement incessant et contre mes profondes faiblesses. J’aime à penser que dans mon prochain billet ‘humeur, il y aura une évolution positive. J’y travaille, avec peine, mais j’y travaille. Je ne dois pas me mettre de pression mais je me rend compte que j’ai mal aux épaules, aux cervicales, comme si je portais une charge bien trop lourde pour moi. Du coup, je vacille souvent, je stagne tout autant, mais je ne perd pas ma volonté d’y arrivé, et je ne perd pas l’espoir d’y parvenir. On verra bien dans quelques jours.

Billet d’humeur n°6 – 24/05/2021

Une nouvelle semaine commence avec un billet d’humeur qui revient au lundi. Le bilan de ces derniers jours est un peu… catastrophique. Mais plutôt que de lister « ce qui ne va pas », je vais faire le point sur le positif – parce qu’il y en a un petit peu quand même. Tout d’abord, je pars en vacances dans 8 jours en Dordogne, dans un gîte réservé par les beaux-parents. Une semaine dans la campagne, loin de l’agitation citadine. Une semaine sur laquelle je vais porter beaucoup d’espoir pour revenir à de bonnes habitudes que je ne parviens pas vraiment à prendre ici. Une semaine où je m’éloignerai des écrans au maximum, y compris mon portable. Une semaine enfin que je consacrerai au repos à travers la méditation et l’auto-hypnose, mais également à l’écriture (sur papier) et à la lecture – j’ai prévu d’embarquer au moins trois livres. Dans le positif, il n’y a pas grand chose de plus à dire… Un positif un peu « piège » car il ne faudrait pas non plus que je reste dans l’attente de ces vacances et que les 8 jours qui précèdent puissent être aussi l’occasion de mettre en place de bonnes habitudes.

Sauf que… Aujourd’hui, mon cousin débarque à la maison. Si j’en suis véritablement très heureux, je ne peux nier que sa présence sera à double tranchant. On va certainement passer de bons moments mais je ne sais pas si je parviendrai à mettre en place ces bonnes habitudes – moins d’écrans, plus de lecture et d’écriture. Il va rester une bonne partie de la semaine, certainement jusqu’à jeudi ou vendredi. Sa présence m’empêchera au moins de déprimer comme ces derniers jours et surtout comme aujourd’hui. Une déprime liée à tas de petites choses que je vais essayer de lister.

Déjà, cette période de l’année est toujours délicate pour moi : fête des mères oblige. J’ai toujours ce pincement au coeur et même si les souvenirs ont tendance à remonter souvent, disons que les émotions sont un peu plus fortes – considérons ça comme une tempête intérieure. A cela s’ajoute le fait que mon anniversaire approche et, alors que mon grand-père est décédé ce jour là (le premier décès d’un proche que j’ai connu, ça remonte à loin), c’est la mort de mon chat Princesse qui a eu lieu le même jour. Et là, je ne peux pas nier que ça me fait vraiment très mal. Mal parce que les circonstances ont été très difficiles, mal parce qu’aujourd’hui j’aimerai « faire mon deuil » en ayant un nouveau chat mais que ma chérie n’est vraiment pas ouverte à cette idée. Cette année, j’aimerai un anniversaire sans aucun cadeau « matériel ». Pas d’objets, pas de jeux, pas de livres… Dans mon esprit, c’est « un chat et rien d’autre » mais je ne peux pas imposer ça à ma chérie. Alors voilà, le message sera clair, je ne veux rien de « matériel ». Alors bon, à défaut, peut être verrai-je pour demander plutôt un abonnement à la piscine, ou une séance de massage, ou en tout cas dans cet esprit là…

En parlant de « massage » et de détente, j’ai eu ma première séance d’auriculothérapie. Une séance qui s’est bien passée mais qui n’a pas – ou peu – changé grand chose. Après la séance, il me fallait je pense du calme mais quand ma chérie à passé l’aspirateur dans l’appartement juste après, ça a déclencher une réaction un peu « excessive ». Je crois que j’étais à fleur de peau, les nerfs à vif, ou je ne sais comment le dire mais après cette séance, je crois que j’en espérait tant de bien que la moindre perturbation sonore m’a exaspéré. Le « salon de coiffure » en dessous chez moi met désormais la musique à fond, et tous les bruits environnants m’ont semblé plus gênant qu’à l’accoutumé. Ce qui tend à confirmer que je commence à avoir de l’hyperacousie, une sensibilité aux sons qui devient véritablement gênante et provoque, je crois, mes migraines à répétition. Un état que peu comprennent, y compris ma chérie qui semble vouloir respecter cela sans forcément y accorder du crédit ou en tout cas comprendre « l’ampleur » de ce que ça représente. Bref, cela entraîne davantage de contrariétés alors que j’en avais déjà bien trop.

A cela s’ajoute ma fatigue qui, ces derniers jours, a été omniprésente. Une vraie larve. Un jour sur deux, j’étais littéralement incapable de faire la moindre activité, sauf celle de m’allonger et de m’endormir alors que mes nuits font déjà huit heures. Des nuits non réparatrices, qui ont été aussi plus agités avec des rêves très « lucides », dont un qui m’a réveillé à 5h du matin et qui m’a profondément « perturbé » – c’était avec mes amies les plus proches, dont ma meilleure amie du passé, Elidia, de l’époque du lycée. A mon réveil nocturne, j’ai absolument tout noté de tout ce dont je me souvenais. Je ne voulais pas perdre une miette de tout ce que je me souvenais – et cette fois là je me suis souvenu de beaucoup de choses, y compris de toutes les incohérences propres aux rêves (changements de lieux soudains, de personnes…).

Mais ce qui m’a certainement le plus fait de mal cette semaine, c’est le « bilan » que je me suis fait de ma vie, lorsque j’ai voulu faire ce week-end une fiche pour organiser les jours à venir. Pour ce faire, j’ai pris un fichier texte intitulé « feuille d’accomplissement » assez récent, accompagné de fichiers plus anciens. Et par ancien j’entend… 2013. Une feuille de résolution datant de cette année là accompagnait une autre qui datait de notre emménagement donc fin 2014. Et d’autres feuilles volantes de « résolutions » ou « initiatives » datant de six mois à deux ans (en gros). Et en regardant tout ça, j’ai eu beaucoup de peine : la plupart des résolutions que je souhaite prendre, des livres que je souhaite lire, des démarches que je souhaite entreprendre sont, pour la plupart, restés des échecs. Cela fait plusieurs années que je souhaite changer les choses et le sentiment de stagner, pire encore de régresser, m’a vraiment beaucoup déprimé. Alors oui, l’important est de regarder devant et pas derrière soi, mais je n’ai pas pu m’empêcher de constater qu’à travers tout ça, je suis un « looser » (et là, mes guillemets n’ont peut-être même pas lieu d’être). Le surplace, le fait de ne pas réussir à changer les choses me rend intérieurement fou de rage. Une sorte de « colère » (là, les guillemets sont adaptés car je ne me met pas en colère) qui devrait me pousser à redoubler d’efforts mais qui m’écrase par le poids des choses, par cette impuissance que je ressens.

Alors voilà, ce billet est assez morose, pour ne pas dire déprimant, et loin de moi l’idée de me plaindre. Faut juste que toute cette rancoeur sorte, que tout mon mal être s’exprime pour, je l’espère, avoir à proposer un autre billet d’humeur plus positif la prochaine fois. Je vais encore une fois me donner du mal pour y arrivé mais j’ai peur de cette fatigue, peur d’être encore en échec, peur de ne pas sortir de cette spirale sans fin alors que mes 37 ans approchent à grands pas. Peut être est-ce un tort de faire le « bilan » de ma vie à ce point, peut être devrais-je garder ça pour moi mais honnêtement, je crois que je garde déjà bien assez de choses, tellement d’ailleurs que peu de gens se doutent de ce que je ressens vraiment au fond de moi. Y compris les personnes les plus proches de moi. J’intériorise, je dissimule, je prend sur moi mais là, ça implose un peu et j’avoue que je désespère totalement.

Je finirai ce billet en disant que je malgré tout, je vais m’accrocher, continuer de m’investir dans la refonte des « Volutes » – au détriment du roman (encore) – dans l’espoir de concrétiser quelque chose qui me tient à coeur et qui, je l’espère, me permettra de donner du sens à ma vie. Et pour ce qui est des changements et autres résolutions, je reviendrai lundi prochain faire le point, juste avant de partir une semaine loin de toute cette agitation…

Billet d’humeur n°5 – 14/05/2021

Cela fait déjà plus de deux semaines que je n’ai pas écrit de billet d’humeur. Un silence qui pouvait être mauvais signe mais en fait, pas totalement. Il s’est passé quelques petites choses dans ma vie, rien de transcendant mais j’ai envie tout de même de me réjouir de ces petites choses, de ces petits changements. 

Déjà grande nouvelle : j’ai enfin trouvé un nouveau médecin traitant ! Qui plus est une personne tout à fait à l’écoute et qui pourrais m’aider à entreprendre les bonnes démarches pour mettre des mots sur mon état. Un état toujours très compliqué où la fatigue est omniprésente et où ma concentration est mise à rude épreuve avec des acouphènes de plus en plus envahissants – pour ne pas changer. Ce handicap me paralyse encore totalement pour ce qui est de me relancer dans mes études de sophrologie, mais à côté de ça, de nouvelles « habitudes » se sont peu à peu mises en place ces derniers jours. 

Déjà, je fais moins appel à mon échappatoire favori : les jeux vidéos. Mon temps de jeu quotidien s’est vu divisé par trois ou quatre, ce qui n’est pas rien. A la place ? De la lecture, beaucoup de lecture pour mon projet « Volutes féminines » qui prend de l’épaisseur à mesure que le temps avance. Je fais une synthèse de tous les ouvrages lus, et ils sont nombreux – la bibliographie commence à être assez impressionnante. Il me reste à ce jour deux (gros) ouvrages à potasser sur mon bureau mais j’en ai commandé sept autres (!) Sur internet, d’occasion heureusement car ces ouvrages iront directement dans des boites à lire juste après. 

En quoi consiste mes synthèses de lecture ? En fait, je tente de relever des propos qui titillent mon sens critique. Je m’efforce de trouver à la fois des informations pertinentes, du vocabulaire utile et des extraits pouvant mener au débat. Les méthodes pour arrêter de fumer sont à ce titre très intéressants car ils incarnent le problème et les limitations du « développement personnel ». Culpabilisation, méthodes douteuses et surtout, une approche globale qui écarte les nombreuses disparités et individualités de chacun. Bref, j’y trouve matière à dire et à débattre, ce qui n’est pas pour me déplaire étant donné que je souhaite donné à ce recueil un dimension plus proche de la thèse – mais sans prétention aucune. 

Au delà des ouvrages papier, il y a aussi la vastitude d’internet et les nombreux articles qu’on peut y trouver. Dans ce cas de figure, c’est très compliqué de s’y retrouver, d’avoir les bonnes sources et je tiens à partager des données pertinentes – et je m’aperçois que les divergences et les conflits d’intérêts viennent complexifier mes recherches. L’idée est de tomber sur des textes et informations « rares », dont la pertinence mériterait d’être relevée. Je me suis rendu compte que nous sommes dans une société de chiffres, basée sur des sondages qui, avec 1000 ou même 10.000 personnes font des généralités et diffusent des chiffres qui n’ont absolument aucune pertinence, aucune précision. Interrogeons 10.000 personnes et, comment pourrions nous oser dire qu’elle nous disent la vérité ? Comment faire de façon intelligible la différence entre chaque personne qui fume ? Comment oser prétendre ses intentions, ses motivations, sa capacité (ou son incapacité) à se défaire d’un vice ? Voire même doit-on vraiment décrire le tabagisme comme un vice auprès d’un individu qui le perçoit autrement ? Et donc imposer sa vision des choses. En fait, tout ce débat est bien plus complexe qu’il n’y parait mais mon but est de le vulgariser à l’extrême avec le plus de bon sens possible. Et d’ouverture d’esprit. 

Si la cigarette est un sujet qui me tient tant à coeur, c’est parce qu’elle est un « symptôme » de notre monde, de notre société. Un indicateur, une caractéristique, une information essentielle chez une personne. Le distinguo entre fumeur / non fumeur n’est pas suffisant, il faut tenter d’individualiser l’acte de fumer qui est donc symptomatique d’un état d’esprit, d’un mode de vie, d’influences ou environnements. La cigarette, aussi méprisée et menacée puisse t-elle être aujourd’hui, reste un indicateur profond de l’humain et de ses dérives, et la représentante la plus en lumière et la plus accessible d’une société biberonnée aux dépendances multiples. D’où ma volonté de parler aussi d’alcool, de dépendances aux réseaux sociaux et peut être d’autres drogues connexes – car si la cigarette tend à disparaître, l’émergence de nouvelles drogues démontre que notre société ne sera pas moins addict dans les années à venir. Et j’ai ce besoin de comprendre les choses, de proposer un nouvel éclairage qui ne soit ni culpabilisant, ni trop complaisant. Et jouer au funambule avec ce sujet « m’amuse » beaucoup car j’y vois aussi l’opportunité d’échanger ces textes, ces points de vues et expériences comme une « solution », non pas pour inciter les gens à arrêter de fumer, mais pour provoquer l’étincelle d’une prise de conscience globale concernant le monde d’aujourd’hui. Défendre ainsi l’esprit libre et critique, défendre la liberté de chacun, y compris celle de se faire du mal en usant de la cigarette – car c’est une des images qu’il faut accepter et comprendre pour « résoudre » le fléau des multiples dépendances destructrices qui règnent dans notre monde. 

Tout ça pour dire que… bah ça avance ! « Doucement mais sûrement » est l’adage qui me correspond le mieux, mais le principal c’est de finir par y arriver. Je ne vais rien lâcher, je vais sûrement souffrir beaucoup à cause de mes acouphènes mais je ne vais pas les laisser dicter ma vie. Je ne veux plus dépendre d’eux.

Billet d’humeur n°4 – 27/04/2021

Changer de vie. C’est un peu la réflexion permanente que j’ai en tête ces dernières semaines. Un changement radical. Pour délaisser bon nombre de mauvaises habitudes d’une part, et quitter un contexte trop urbain, trop bruyant et pas assez « zen ». Dans ce billet d’humeur (rédigé juste avant de me faire arracher deux dents de sagesse), j’avais à coeur d’évoquer ce que j’entend par changement de vie. Les grandes lignes tout du moins.

Déjà, il y a le lieu d’habitation. C’est un peu un sujet qui m’obsède ces temps-ci. Je ne me vois pas rester vivre là où je suis actuellement, car les voisins sont bruyants et le quartier se dégrade. Certes il y a de quoi se balader dans la nature à proximité mais je ne me sens plus aussi bien chez moi. J’adore pourtant la mezzanine dans laquelle j’ai mon coin mais même ça, je n’arrive plus à l’apprécier. Parce qu’il y a trop de choses. C’est de ma faute puisque j’ai acheter trop de choses les années précédentes mais je ne prend pas le temps d’apprécier ce que je possède et qui a de la valeur à mes yeux – parmi d’autres choses plus superflues, plus dispensables. Je ne saurai dire, mais j’ai le sentiment que de continuer à vivre dans le même lieu ne m’aidera pas à vivre un grand changement. Après, c’est aussi une idée que je ne dois pas trop entretenir si je veux instaurer des changements avant un éventuel déménagement. Et c’est indispensable.

Où vivre alors ? Eh bien, je n’arrête pas de penser aux Tiny House. Si je devais vivre quelque part, ce serait dans ce genre de petite maison où on vit de l’essentiel et où tout est bien aménagé. Où on ne peux pas entasser des tas de livres et où tout à un sens. Un lieu de vie isolé du reste, pas forcément en marge mais dans un petit cocon de simplicité, qui va a l’essentiel.

Après, il y a les habitudes de vie, l’hygiène de vie. Ce matin, je me suis remis sur une balance pour voir mon poids et ça a été la douche froide – déjà que ce n’était pas rose avant. L’activité sportive doit être un axe important des prochaines semaines, en espérant que les piscines puissent très prochainement rouvrir pour aller en complément de la course à pied et autre activité sportives que je pourrais mettre en place – y compris de façon ludique à la maison.

Il y a aussi ma « relation » avec le smartphone, qui est trop chronophage et dont j’aimerai apprendre à m’éloigner – et je parle de l’usage hors messages et appels qui sont assez anecdotiques. Parfois, j’ai envie de revenir à un téléphone basique avec lequel on peut juste envoyer et recevoir appels et messages justement. C’est une réflexion sérieuse mais je sais que je pourrais la mettre en place si je devais atterrir dans une Tiny House par exemple.

J’aspire aux grands changements. Aux grandes révolutions personnelles pour sortir la tête de l’eau. Ça reste encore à l’état de réflexion mais j’espère pouvoir mettre en oeuvres des petits changements qui pourraient en entrainer de plus grands. Ça devient indispensable. En fait, ça l’est même depuis un moment. On verra bien ce que ça donne avec le temps.

Sinon, la semaine écoulée était encore très en deçà de ce que j’espérais réussir à mettre en oeuvre. Reste que j’ai pu avancer la reconstruction de mes Volutes Féminines 2.0 avec un inventaire de texte qui s’établit pour le moment à 53 textes – il n’en faudra que 50. Il me manquait trois titres de textes et hier, en me baladant en forêt, j’en ai trouvé deux qui me conviennent très bien. Il ne reste plus qu’à rédiger tout ça. Dans mes plans, j’ai prévu de réécrire au moins trois textes cette semaine. On verra si m’y tiens. En attendant, je dois aller me faire arracher les dents de sagesse. Ça promet d’être palpitant… ou pas.